L'égalité professionnelle n'est pas un slogan : elle doit se vérifier dans les rémunérations, les carrières et les conditions de travail.
Dans les collectivités, l'égalité femmes-hommes concerne tous les métiers : accès aux responsabilités, déroulement de carrière, temps de travail, reconnaissance et protection contre les violences.
Les inégalités ne sont pas toujours visibles au premier regard, mais elles se mesurent dans les parcours.
Elles peuvent apparaître dans les primes, les temps partiels subis, les promotions, l'accès à la formation, les responsabilités ou la prise en compte des contraintes familiales.
Les employeurs publics concernés doivent élaborer un plan d'action pluriannuel pour l'égalité professionnelle.
Ce plan doit comporter des mesures sur les écarts de rémunération, l'accès aux corps, cadres d'emplois, grades et emplois, l'articulation des temps de vie et la prévention des violences.
L'égalité se joue aussi dans l'avancement, la promotion, les primes et la reconnaissance de l'expérience.
Les décisions de carrière doivent être lisibles et contrôlables. Les métiers majoritairement exercés par des femmes ne doivent pas rester moins valorisés à responsabilité ou technicité équivalente.
Les horaires, plannings et contraintes familiales peuvent créer des inégalités très concrètes.
Une organisation du travail juste doit permettre à chacune et chacun de travailler correctement sans pénaliser les agents qui assument des responsabilités familiales ou des temps partiels.
Les discriminations, le harcèlement sexuel et les agissements sexistes doivent être prévenus, signalés et traités.
Les agents doivent pouvoir parler sans peur, être protégés et obtenir une réponse rapide. La prévention ne peut pas reposer uniquement sur les victimes.
Pour la CFDT, l'égalité doit devenir vérifiable : des données, des objectifs et des résultats.
Notre rôle est de demander des indicateurs, de faire parler le travail réel, de défendre les métiers peu reconnus et d'obtenir des mesures suivies dans le temps.